Etude de l’éphébie athénienne en classe de sixième avec Le serment des éphèbes.

Le serment des éphèbes

« Je ne déshonorerai pas les armes sacrées que je porte ; je n’abandonnerai pas mon camarade de combat ; je lutterai pour la défense de la religion et de l’Etat et je transmettrai à mes cadets une patrie non point diminuée, mais plus grande et plus puissante, dans toute la mesure de mes forces et avec l’aide de tous.

J’obéirai aux magistrats, aux lois établies, à celles qui seront instituées ; si quelqu’un veut les renverser, je m’y opposerai de toutes mes forces et avec l’aide de tous. Je vénérerai les cultes de mes pères. Je prends à témoin de ce serment les dieux Aglaure, Hestia, Enyô, Enyalos, Arès et Athéna Aréia, Zeus, Thallô, Auxô, Hégémonè, Héraklès, les Bornes de la patrie, les Blés, les Orges, les Vignes, les Oliviers, les Figuiers. »


Introduction

L’éducation des jeunes athéniens est divisé en 3 parties. La première est une phase durant laquelle l’enfant est élevé par les femmes jusqu’à l’âge de 7 ans. Puis la deuxième phase commence dès 7 ans jusqu’à 14 ans, c’est une période scolaire qui correspond à l’enseignement primaire actuel. Enfin, la 3eme période est un temps de formation civique et militaire:    l éphébie.

L’éphébie est un système de formation civique et surtout militaire du soldat citoyen. Avant 372 av. J.C, l’éphébie était un rite de passage de l’enfance à l’âge adulte et permettait ainsi d’entrer dans une phratrie. A partir de cette date,  cette institution parait avoir reçue sa forme définitive mais nous n’avons aucune source qui le prouve réellement, c’est pourquoi on placerait la réelle mise en place de l’éphébie au lendemain de la bataille de Chéronée en 338 av.J.C après la défaite des athéniens  face à Philippe II de Macédoine. Ce serait donc en vertu d’une loi attribuée à Epicrates, ami politique de Lycurgue, (390-324) qui en fit un service militaire obligatoire de 2 ans que tous les jeunes devaient exécuter, et à son terme, ils acquéraient presque  la totalité des droits de citoyens.  En effet, l’éphèbe n’est qu’un semi citoyen tant qu’il n’est pas marié ou qu’il ne participe pas à la phalange des hoplites, à l’armée ou à la flotte.

Le serment des éphèbes est une stèle, donc un document brut gravé par Dion d’Acharnes qui a été retrouvé à Acharnes, un dème au nord-ouest d’Athènes. La stèle date de la deuxième moitié du IVeme siècle; c’est par ailleurs sur cette même stèle qu’a été retrouvé le serment de Platées (serment des athéniens au moment d’engager le combat contre les barbares).Dans le serment, les éphèbes jurent de protéger la cité, que ce soit les éléments religieux comme les temples ou de défendre la démocratie en général (en défendant les lois) et ils s’engagent également à respecter les commandements.

Dans quelle mesure l’éphébie attique montre t- elle une affirmation de la culture hellénistique ?

Pour répondre à ce questionnement, nous verrons tout d’abord en quoi l’éphébie est un rite de passage  .Puis, nous nous pencherons sur le contenu de la formation. Enfin, nous nous intéresserons à l’évolution de l’éphébie.

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