Trace écrite suite et fin
A l’arrière, les civils sont victimes de bombardements et d’atrocités ennemies (pillages, viols, travaux forcés…). Dans l’Empire Ottoman, les autorités turques mettent en œuvre le génocide arménien.
Le bilan de la Première Guerre mondiale est très lourd : 9 millions de soldats tués, et 6 millions de mutilés.
Transition :

Goldman : http://www.youtube.com/watch?v=L_auHQlul70

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou le plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?

Et «si j’étais né en 17 à Leidenstadt»
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?

Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp.

Tel est le début de la célèbre chanson de Jean-Jacques Goldman sortie en 1990 sur l’album Fredericks Goldman Jones. Chanson qui pose la question de savoir comment nous aurions agi si nous étions nés du côté des oppresseurs (dans des événements tels que l’Apartheid en Afrique du Sud ou la montée du nazisme post-Première Guerre mondiale par exemple).

La ville de Leidenstadt n’existe pas, elle a été créée pour les besoins de la chanson. Son nom a été formé avec les mots allemands Leiden, les souffrances, et Stadt, la ville…